Yralim et le monde

Lettre à nos amis belges

Amis belges bonjour...

Tiens, ça faisait longtemps... Vous étiez tranquilles. Ah, vous aviez calé tant bien que mal votre royaume brinquebalant. Hé bien , je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais il vous manque quelque chose.

On vous a piqué la cale. Ca risque de turbuler dans les temps qui viennent.

Si ça se trouve vous n'aviez même pas remarqué qu'elle était là. C'était une cale très discrète.

Bon pour tout vous dire on vous a piqué Van Rompuy. Sans doute ne vous rendriez vous pas plus compte de son absence que vous ne vous rendiez compte de sa présence, sauf qu'il tenait votre fragile édifice.

Mais voilà, nous en avions besoin pour l'Europe. Il fallait un nul. Ce n'est pas qu'on manque de nuls en Europe, il suffit de regarder, mais il fallait un nul qui ne fasse d'ombre à personne. Parce que les autres nuls sont prétentieux et se prennent pour des aigles.

Van Rompuy est un nul effacé et qui ne la ramènera pas. D'ailleurs il ne s'est même pas rendu compte que c'était la raison qui l'avait fait choisir.

Nos fabuleux médias ont dit que c'était un bon choix parce qu'il venait d'un des pays fondateurs de l'Europe. C'est vrai. C'est pourquoi on l'a flanqué d'une incertaine baronne anglaise au charmant profil qui vient d'un pays qui non seulement ne fait pas partie des fondateurs mais a constamment essayé de torpiller la construction européenne et y réussit parfaitement.

Ce n'était pourtant pas qu'on manque de guignols. Regardez, amis belges, même nous en France on pouvait en filer une cargaison. On pouvait donner Bachelot. Enfin ce n'est qu'u n exemple parce que si elle est aussi nulle que Van Rompuy et que la baronne réunis, elle arrive à nous faire rire pendant les épidémies de grippe.

Les grands de ce monde, Sarkozy, Berlusconi, ne voulaient pas de comiques. La place est à eux. Ils ont le monopole du ridicule et de la vulgarité. Sinon ils auraient pris Leterme, l'homme qui dort pendant les rencontres internationales.

Mais l'homme qui rit sur le plateau des Glières, pour les cérémonies d'hommages aux résistants, ne voulait pas de cet olibrius.

Celui-là vous vous le gardez. Il a d'ailleurs une idée à lui pour caler le royaume. Il pense qu'en sciant la patte opposée ça va rétablir l'équilibre.

Enfin merci de votre dévouement et du cadeau que vous faites à l'Europe.

Avec Van Rompuy, Barroso et la baronne ridicule, on se sent gouvernés. D'autant plus que ça ne va rien changer au reste, et qu'il y aura toujours la présidence tournante.

Tout cet aréopage veillera à ce que les peuples ne gaspillent pas l'argent et que les copains puissent continuer à faire leur négoce tranquilles.

C'est bien ça l'Europe que nous voulions, dont nous avions rêvé. Sarkozy a eu cent fois raison de s'asseoir sur le suffrage universel et sur la démocratie pour nous l'imposer..

Je sais ça vous laisse un peu dans la chienlit. Les wallons peuvent toujours demander à Leterme, s'il redevient premier ministre de leur apprendre les paroles de la Marseillaise. On ne sait jamais, ça peut toujours servir pour les matches de foot, mais c'est une maigre consolation.

A moins que...

Il me vient une idée. C'est peut être moi, modeste petit limousin qui vais vous sortir de la panade...

Mais au fait, où est il? Guy! Ohé Guy! Où se cache t il? C'est toujours la même chose, dès que vous avez besoin de lui il se débine.

Allez, Guy Verhofstadt, au taf...

écrire commentaire

0 Commentaires

  • loading

Comment veux tu que je te croive?

Quand je veux changer d'automobile , ce qui est le cas en ce moment, (c'est même déjà fait), je vais faire un tour sur les forums auto pour me donner quelques idées ou me conforter dans les miennes...

Il y a longtemps que je n'ai plus aucune confiance dans les journaux spécialisés qui déterminent les qualités des bagnoles à l'aune des pages publicitaires que leur offrent les constructeurs.

Ah mais les forums c'est quelque chose! D'abord il y a les partisans enflammés d'une marque ou d'un modèle qui n'ont jamais trouvé le moindre défaut à la plus belle bagnole du monde (et dont certains sont tellement enthousiastes qu'ils semblent suspects d' être tout droit envoyés par la marque). En face d'eux les extrémistes du non, dégoûtés, aigris, qui ne connaissent que des pannes et des désagréments, … A croire qu'ils sont chargés par la concurrence de démolir le moral des acheteurs potentiels. Je suis tombé sur le forum consacré à un modèle d'une marque allemande réputée pour ses qualités supposées et payées en conséquence ,et voici qu'il m'a semblé que tous les moteurs de ces berlines si sérieuses pètent dans les 3 mois qui suivent l'expiration de la garantie. De quoi vous dégoûter.

En fait achetez un vélo comme disait la ministre Lagarde dans un de ses grands jours, mais n'allez pas chercher conseil sur les forums.

Et voilà qu'en me baladant je suis tombé presque par hasard sur un forum qui traitait de la grippe... Alors là... déjà j'ai failli revenir me coucher tout droit en apprenant qu'on nous pulvérisait par avion du virus sur la tronche. Depuis je scrute le ciel mais en même temps je me dis que si je lève trop le nez je suis aux premières loges pour le ramasser. Selon d'autres,les épidémies les plus terrifiantes attendent à nos portes qu'on leur donne l'autorisation d'entrer, ce qui ne saurait tarder.On nous le cache. Pas de quoi se réjouir!

Mais le comble vient quand un malheureux inquiet se pose la question: « Faut il se faire vacciner? » Alors là les talibans se déchaînent de part et d'autre. Les ouiouistes à tous crins dissimulent, souvent mal, l'étendard des laboratoires pharmaceutiques... Et les nonistes ont parfois des mines de sectaires qui rasent les murs. Pour les premiers, hors du vaccin point de salut, qu'il soit mis au point à la hâte, commercialisé à outrance, empli d'adjuvants douteux, que leur efficacité reste douteuse, ne font rien à l'affaire... Quant aux seconds, leur confiance en dieu, en quelque être suprême, en la mère nature ou en la poudre du sabot de caribou semble absolue. (Il doit bien y en avoir quelques uns qui vont quand même se faire vacciner, l'Etre suprême ayant parfois besoin d'un petit coup de main, on ne sait jamais, comme on peut supposer que certains défenseurs acharnés de la vaccination laissent leur dose à d'autres par pur altruisme... )

Et moi, devant les forums, face à tous ces arguments contradictoires, je me sens un peu paumé.

Paumé? Non, ce n'est pas exactement le mot. Je crois qu'une chose m'est apparue, j'ai eu comme une illumination.

J'ai toujours été assez sceptique., on me l'a parfois reproché. Mécréant. Douteur en tout.

Mais le néo-ultra-libéralisme, son culte du pognon, l'inexistence de toute autre considération m'ont conduit à une chose. Si aujourd'hui j'ai acquis une certitude, et je pense ne pas être le seul, c'est qu'on nous ment.

Cette certitude est évidemment renforcée par Sarkozy , sa clique d'incompétents , les arrières pensées mal déguisées qui apparaissent en filigrane de chacune de leurs soi-disant réformes, leur avidité et celle de leurs copains.

Le peu de confiance que j'avais est bien parti, détruit, évaporé,...

Plus que d'avoir détruit le tissu social, l'image de la France dans le monde, le bien-être des gens, les libertés individuelles, la solidarité, les droits que nous considérions comme acquis à jamais, la clique au pouvoir a détruit nos illusions.

Ni la science, ni la médecine, ni la justice, ni la politique, ni l'information, ni le sport n'échapperont à cela: on n'y croit plus. .

C'est la grande décadence à laquelle ils nous ont conduit,

Et c'est sans doute à cela qu'on les jugera

écrire commentaire

0 Commentaires

  • loading

Douce France : nos chères banques

 

J'ai un compte à la Société Générale.

Vous me direz que ça n'a rien d'un exploit. Il vaut mieux avoir un compte au Lichtintin ou aux iles Caïman, ça paye mieux!

C'est un tout petit compte sur lequel dorment généralement 300 ou 400 Euros. Mais non pas des millions, des Euros,. Je ne m'appelle pas Bouton hein!

300Euros, c'est deux mille francs, deux cents mille anciens francs comme dit madame Chapou... Vu comme ça ,ça commence à faire.

Bien entendu ces trois cents Euros ne me rapportent rien, pas un kopeck. Il ne faut pas exagérer. Je ne demande rien pour ne pas ruiner la Société Générale qui a déjà fait pas mal de mauvaises affaires. Sur ce compte il y a de temps à autre quelques petits prélèvements qui l'assèchent un peu mais ne le tarissent jamais complètement.

A ce point de mon récit, je vous sens interrogatifs, vous vous demandez où je veux en venir...

Hé bien voilà, en rentrant de vacances j'ai tout de suite vu le drame... Mon compte était à sec! Et non seulement il était à sec, mais le solde était négatif. Oui, vous avez bien entendu, NEGATIF... négatif exactement de douze Euros quarante centimes. Je le concède, douze Euros quarante centimes, ce n'est pas rien! Avec des clients comme moi , la Société générale va y perdre des plumes. Si on rajoute mes douze Euros quarante centimes aux cinq ou six milliards de Kerviel, il suffit de cela pour faire couler la barque et pour envoyer le Bouton se rhabiller!

Bien sur avec douze euros et quarante centimes on ne peut pas se payer la douche à 245 572 Euros que nous avons généreusement offerte à Sarkozy pour qu'il y nettoie ses impériales fesses.

Mais quand même... conscient de l'immense préjudice ainsi causé, je me suis quand même précipité pour combler ce trou infamant, et tant que j'y étais, j'ai même versé exactement 320€ pour pallier à toute éventualité dans les temps qui venaient. Une fois remboursés les douze euros quarante centimes, il restait un peu plus de trois cents € que j'ai généreusement avancés à la Société Générale et pour lesquels je n'ai demandé aucun agio.

Ce qui n'a pas été le cas de la SG elle même. Je viens en effet de recevoir mon relevé , et j'ai bien vu noir sur blanc vu apparaître mon crime et la sanction qui va avec. Douze Euros quarante de découvert pendant quinze jours. (en réalité ça ne faisait que 12 jours, mais vous savez avec les fameuses dates de valeur... Ainsi ayant déposé mon chèque le 29, il ne pouvait être pris en compte que le premier du mois suivant). C'est normal, nous aussi nous pouvons tout payer avec quelques jours de retard, selon nos dates de valeurs personnelles.

La punition que j'avais ainsi méritée apparaissait sous forme d'un prélèvement de cinq Euros vingt..Rien!

Quand je pense qu'à cause de ce pauvre Lamour, l'état a failli reprendre cinquante deux centimes à la société Générale sur cette malheureuse somme, j'en frémis! Où sommes nous partis? Heureusement que Lagarde veillait et qu'elle a fait revoter ces idiots de députés, contre tous les usages de la défunte république! Ah si nous n'avions pas eu Lagarde, cet idiot de Lamour pouvait blesser les banquiers. Il a toujours été d'une maladresse, ce type...

En y réfléchissant bien, et rassemblant mes modestes connaissances en arithmétique héritées de ma fréquentation de l'Ecole Publique Laîque et obligatoire, je me suis lancé dans le calcul du taux d'intérêt appliqué par la Société Générale aux pauvres hères qui avaient le malheur de laisser leur compte à découvert de 12€ pendant quinze jours. Hé hé... Si je n'ai pas commis d'erreur, je suis parvenu au résultat de mille vingt pour cents! Un fameux taux!

Ah il vaut mieux, on ne le dira jamais assez, piquer quelques dizaines de millions dans les caisses pour aller les planquer ailleurs.

Mon histoire pourrait s'arrêter là mais soudain pris d'une pulsion de curiosité malsaine , j'ai appelé la banque. Après m'avoir prévenu que ma conversation serait enregistrée (dans l'intérêt des clients, cela va de soi, la Société Générale ne pense qu'à ça : l'intérêt du client), j'ai eu une charmante employée qui m'a expliqué ce qu'étaient des agios (merci mademoiselle), et la nécessité de renflouer son compte lorsqu'il est à découvert (encore merci). Le taux d'intérêt n'est que de 20%, (avouons le ce n'est rien aujourd'hui au prix des douches à 245572€), mais comme il s'agit d'une toute petite somme, il y a un forfait minimum pour les agios. Ah.! Ca aurait pu être pire! Je me réjouis en pensant que mon découvert aurait pu, pour le même prix n'être que de deux Euros!

Au fait, combien de petits clients rançonnés tous les mois dans notre « douce France » comme dit le bouffon officiel? Combien nos braves banques se font elles sur le dos des petites gens en difficulté?

Continuons comme ça les amis! La pente est raide mais la descente est en bonne voie...

écrire commentaire

1 Commentaire

  • #1

    Nalou (vendredi, 30 octobre 2009 01:26)

    Et on fait quoi pour arrêter l'hécatombe ??? Moi je sais plus ....
    Bon wk bises Nal

  • loading

Ce que la France fait de ses chercheurs

Entendu récemment sur France-Culture, madame la Directrice de la prestigieuse Ecole Normale Supérieure de la Rue d'Ulm qui vantait comme il se doit l'excellence de son ètablissement et sa vocation à la recherche tant scientifique que littéraire.. A ses dires, la grande majorité des élèves, à leur sortie se lancent dans la recherche et dans la rédaction de leur thèse.

C'est bien, sauf que dans la réalité les choses ne semblent pas se présenter de façon aussi idyllique.

En voici un témoignage.

C'est un jeune agrégé de philosophie, Normalien qui depuis quelques années travaille dur à sa thèse.. Malheureusement , l'année dernière faute d'avoir trouvé (suppressions obligent) un poste en Université, un tout petit poste, un poste d'ATER, enseignant chercheur au plus bas de l'échelle, bien mal rétribué mais offrant une disponibilité pour le travail de recherche,, il a accepté, erreur fatale, un poste en secondaire, dans un Lycée de l'Académie de Lille . Il a pensé que ce contact lui apprendrait quelque chose qu'il en retirerait une expérience enrichissante ce qui a été le cas.

Mais voilà, faute de temps, il a du remiser sa thèse en arrière plan..

C'est pourquoi cette année, il a été tout heureux de se voir proposer un poste d'ATER dans une Université de l'Ouest. Il a, comme il se doit demandé son détachement à l'Académie de Lille, ce qui est très généralement une simple formalité , compte tenu des pratiques de bienséance entre universités et secondaire, de la priorité affichée de la recherche et de l'encouragement gouvernemental à la mobilité des fonctionnaires..

Confiant le gars! Il dépose sa demande en Mai et signe son contrat universitaire..

Et les mois passent sans réponse du rectorat. Malgré ses appels et ses relances. Rien .

C'est en Septembre au moment de la rentrée qu'il apprend que Monsieur le recteur de Lille s'oppose systématiquement à toute demande de détachement ou de mise en disponibilité. Ah mais!

, Notre agrégé consulte l'administration, les syndicats, les associations. Tout le monde lui promet son aide et trouve l'attitude de ce haut fonctionnaire parfaitement incompréhensible.

Chacun envoie son courrier, bien entendu sans réponse, la simple politesse n'est pas le fort des notables de l'Education Nationale.

Les jours passent l'angoisse augmente. La rentrée universitaire approche. Que faire? Malgré toutes les interventions, malgré les demandes de l'Université en question rien ne se débloque.

Tout le monde , à commencer par celui qu'il faut bien appeler un otage, se trouve confronté à la décision autoritaire et butée d'un personnage pour qui ses subalternes comptent pour du beurre, qui se fiche éperdument de leurs projets, de leurs carrières, de leurs travaux.....

En désespoir de cause il va falloir renoncer au contrat tant attendu, et sans doute sacrifier définitivement une recherche déjà bien avancée. Le désastre. Tout cela pour un poste de remplacement sur l'Académie de Lille, avec tout l'aspect aléatoire de ce genre d'activité. Ici ou ailleurs pour des durées indéterminées.

Un recteur pour le moins obtus, qui ne reçoit personne (c'est tellement plus facile), brise d'un trait de plume l'avenir d'un jeune.

Et l'on voudrait que ce jeune là qui s'est battu, qui s'est obstiné, qui a franchi tant d'obstacles pour arriver n'en sorte pas meurtri, humilié, dégoûté ,à la fois révolté et dépressif,?

Toutes les hypothèses ont été envisagées y compris celle d'une démission pure et simple. D'autres l'on fait. Mais là encore il n'y a aucune garantie. Outre que Monsieur le Recteur peut fort bien refuser la démission, il peut aussi, selon son bon vouloir, faire traîner, laisser dans l'incertitude le temps que les postes convoités passent sous le nez du démissionnaire. Une sorte de vengeance sadique de l'EN vis à vis de ceux qui oseraient envisager de l'abandonner..

Le cas que nous venons d'évoquer n'est pas le seul. On pourrait citer parmi bien d'autres l'exemple d'une agrégée nommée dans une section spécialisée de collège réservée aux handicapés, évidemment sans aucune compétence ni formation pour cette tâche, et d'autres encore, sans parler de toujs les jeunes qui se consacrent à la recherche et à l'élaboration d'une thèse, souvent brillamment soutenue et qui finalement ne voient aucune porte s'ouvrir devant eux.

On est loin du monde des traders dorés sur tranche..

Indifférence ou mépris d'une société pour ses cadres, ses intellectuels, ses enseignants, ses chercheurs? Effets pervers d'une décentralisation qui ne permet plus de contrôler les abus des potentats locaux ?

Tout cela ne peut conduire qu'au dégoût, a la démission , au désinvestissement de ceux qui portent pourtant l'avenir.

L'entreprise France serait elle en voie de « francetélécomisation »?

écrire commentaire

1 Commentaire

  • #1

    Nal (mardi, 06 octobre 2009 02:56)

    Il y a des coups de pied au cul qui se perdent !

  • loading

Retraites et taxes

C'est quoi cette histoire stupide? Je pars trois jours dans les pyrénées pour essayer de vendre des Rafale à la principauté d'Andorre ( oui oui ne riez pas, il:s m'ont promis d'en acheter 125 dès qu'ils le pourront), et pendant que j'ai le dos tourné ,ces malheureux français, (vous), disent qu'ils ne veulent pas cotiser plus pour les retraites, pas allonger la durée du travail et pas toucher moins. Rien, quoi!

Ca ne va pas? Vous ne savez pas que l'on est en crise et que la grippe meurtrière frappe à nos portes? Vous n'êtes pas capables de vous sacrifier un peu?

Heureusement, je viens d'entendre un économiste sérieux, conseiller du président , qui a remis les pendules à leur place comme dirait Johnny..

D'abord nous dit cet homme , faire un sondage pour savoir si les français sont favorables à des retraites de merde, c'est comme sonder les oies avant Noël pour savoir si elles sont favorables au foie gras. L'image est hasardeuse mais sympathique. On imagine bien comment cet homme là se représente les français. Et puis c'est vrai il ne faut organiser les sondages que lorsque leurs réponses donnent raison au pouvoir en place. On dit merci Opinion-Way, merci Patrick Buisson... Sinon c'est comme les votes contre la constitution européenne, on n'a qu'a ne pas en tenir compte..

Mais ce n'est pas tout. Grace à la merveilleuse politique de NS, l'espérance de vie va augmenter à une vitesse folle. Vous vivrez plus vieux que nous c'est sur. Et vous voudriez en plus vous arrêter de bosser? Inconscients, va. Quand l'espérance de vie sera à 120 ans hein, (il suffit de sept ou huit quinquennats du grand homme), qu'est ce que vous en aurez à faire de travailler jusqu'à cent ans ou cent dix? Comment? Le travail? Quel travail? He bien justement, si vous n'en avez pas, vous ne pourrez pas vous plaindre de travailler trop longtemps, ça semble logique, non?

L'ennui c'est que vous ne voulez pas non plus qu'on vous diminue les retraites. Vous savez combien ça va coûter cette année les retraites? Il l'a dit le Monsieur. Ca va couter huit milliards, huit! Huit milliards de déficit! La dette! Vous avez entendu parler de la dette? Vous savez ce qu'elle represente pour les générations futures? Le cadeau que vous allez laisser à vos petits enfants? Et ces huit milliards, on les prend ou? Si on n'était pas obligé de les sacrifier pour les retraites, on aurait pu les donner pour le bouclier fiscal, ça aurait fait à nos amis riches un paquet en plus! C'est eux qui sont privés finalement.

Et bien sur pas moyen non plus de vous faire cracher plus. Radins pour les retraites mais généreux avec la taxe-carbone-qui-n'est-pas-un-impôt (TCQPI) concoctée par l'Ambassadeur aux pingouins.

Une, taxe, pas un impôt qui va enfler enfler, sans jamais vider les porte-monnaie. Facile.. Nous avons tous compris le fonctionnement.

Je suggere aussi d'ailleurs qu'on invente une taxe soleil. Il n'y a rien de plus écolo qu'une taxe soleil Le soleil c'est idiot, ca donne des coups., ca brule la peau, ça bouffe une énergie considérable, ça aide les pompiers a mettre le feu aux forêts, et personne n'a pensé à coller une taxe à tous ceux qui bronzent sur les plages, aux idiots qui garent leurs voitures sur des parkings au soleil, aux badauds qui s'installent serrés comme des sardines sur des campings sans aucun ombrage, sans parler de ceux qui longent les trottoirs en plein cagnard....

On pourrait aussi prévoir une taxe pluie pour tous ceux qui ne veulent pas s'acheter un parapluie ou une grosse berline, une taxe froid pour ceux qui se les gèlent en plein vent au lieu de rester bien au chaud , et même une taxe jour pour ceux qui se lévent le matin, vont bosser et rentrent chez eux le soir, en profitant gratuitement de la lumière . Si on sous traitait la lumière du soleil à des fonds de pension? .

L'avenir est aux taxes! Surtout pas aux impôts hein!.

Allez un bon geste, les générations futures! Travaillez plus longtemps, gagnez moins, cotisez plus, et acceptez des retraites rachitiques...Soyez de bons citoyens qui aiment les reformes... Oui , les fameuses réformes. Comment? Vous n'en voulez plus? Vous êtes contre les réformes? Quelle horreur! Ah vous avez bien changé.

 

Tour : ma colère annuelle

Je me rends compte que l'arrivée du Tour est proche, et que je ne me suis pas encore fendu de mon couplet annuel.

Mais c'est qu'il ne se passe rien, voyons! Depuis le temps qu'on parle de Tour propre, enfin on y est! Pas le moindre petit soupçon de … de... comment ça s'appelait déjà?

Cette année les coureurs courent, toujours plus vite, les vainqueurs gagnent, les grimpeurs grimpent à toute allure, les badauds regardent, les commentateurs s'esbaudissent de plus en plus fort, tout baigne.

Il n'y a que ces incrédules de Suisses pour s'étonner. « Le Temps » semble plus que sceptique et les gens qu'il a interrogés aussi.


Reflexions:« Si les politiques et les instances antidopage faisaient leur travail avec le soutien de la police, la lanterne rouge gagnerait peut-être le Tour cette année » Oh!

Ou encore: « Nous assistons à un retour en arrière au niveau de la désinformation. On a vissé et imperméabilisé les joints de la Cocotte-Minute »

Ces propos sont ceux d'Antoine Vayer, un type qui en connait un rayon puisqu'il fut le soigneur de Festina, au temps où la chose existait à l'insu du plein gré.

Un autre aigri se lâche dans le Monde, c'est Greg Lemond, un type qui lui... Vous savez c'est le vainqueur dont Giscard , un jour de bonne humeur et pour épater les manants, disait, la bouche en cul de poule: « Lemon, c'est un citron, c'est pour cela qu'il est pressé. »

Attendez, je me suis interrompu pour rire...

Donc Lemond voit dans les bouches fermées l'indice de l'EPO... Et il en a vu qui grimpaient, la bouche fermée... Suivez mon regard. Vous trouvez cela scientifique?

Le « Temps » toujours lui souligne le paradoxe du pistard britannique Bradley Wiggins qui jusque là avait eu des performances un peu modestes: 123e en 2006 et 71e du dernier Giro, et qui cette fois pointe en troisième position, à 1'46'' de Contador et qui passe les montagnes comme un vrai mouflon.

« C'est le moral et la foi » dit l'entraineur..

Et alors? Si j'avais la foi j'irais acheter un vélo tout de suite!

Et le manager de sa formation dit de lui «  l'important, ce n'est pas tant la puissance du moteur que la capacité du réservoir ». Au fait, ça veut dire quoi ça?

Il faut ajouter une autre formule ambigüe, celle du Docteur Porte, médecin du Tour : « Quand ils sont partis de Monaco ils avaient tous la batterie chargée »...

Enfin tout ce qu'on peut constater, c'est que pour le moment il n'y a pas un seul contrôle positif., rien de rien. Pas même un suicidaire qui serait arrivé à se faire prendre malgré les contrôles de l'UCI. Le Tour est parfait. Blanc de blanc.

Cette équipe kazakhe force l'admiration.Ceux là , jusqu'à 70 ans ils sont capables de monter le Ventoux à chaque fois plus vite que l année précédente. Ils doivent avoir le gêne des steppes.

Quant à Frédéric Lefèbvre qui veut que les malades continuent à travailler à la maison, il a cent fois raison. Mais pourquoi à la maison? Pourquoi pas à vélo? Au lieu de nous offrir quatre vingt dix millions de doses de vaccins l'Etat serait bien avisé de nous procurer soixante millions de vélocipèdes... Quel spectacle dans le Tourmalet!

Finalement dans ce Tour plus que parfait, une seule chose me chiffonne, c'est l'admiration du Président. Les admirations de Sarkozy sont toujours suspectes: Bush, Clavier, Bigard, Johnny, les Balkany... Le seul fait d'être admiré par ce type là fait froid dans le dos.

Alors qu'il vienne cautionner le Tour suffit à jeter la suspicion sur le peloton...

Mais non, mais non... puisqu'on vous dit qu'il n'y a pas de contrôles positifs.

Pauvre PS...

Evidemment l'UMP conserve la Mairie d'Aix.

Parce que les français sont contents, ils sont satisfaits de la politique présidentielle et gouvernementale, et prêts à voter pour ceux qui représentent au plus près cette politique.

Les français sont conscients des difficultés du temps présent et de la crise. Ils sont prêts à abandonner leur système de santé, l'éducation de leurs enfants, leurs retraites qui coûtent trop cher au patronat, et même leur travail (à condition d'obtenir une prime qu'ils trouvent grosse, en échange) au profit de l'entreprise et des force.s vives de la nation.

Les français ne veulent plus de ces services publics qui coûtent si cher, ils font confiance au privé et à la libre concurrence qui, ainsi que chacun peut le constater fait baisser les prix et entraine par conséquent la baisse des taux du livret A. Ah ah ah!.

Les français sont prêts à tout sacrifier, et ils le font depuis longtemps pour que les horribles « charges » des entreprises soient ramenées à zéro et pour que l'économie se développe comme on le voit à la satisfaction générale.

Les français préfèrent l''original à la copie et la majorité à l'opposition. Ces alliances socialo- modem-verdâtres ne leur disent rien qui vaillent.

Pour tout dire sur ce dernier point je partage l'opinion générale. Mais cessons de rire (jaune, ou rose, ou vert pisseux)..

Que sont les socialistes devenus?

Tout le monde le sait ils sont dans une période noire, anéantis, victimes du trop plein de candidats et de ce qu'est devenue notre république quinquennale, une course effrénée à la présidence où tous les coups sont permis. Rien d'autre ne compte que cette échéance là et d'échéance à déchéance, il n'y a qu'une lettre.

L'ennui est que si les candidats sont légion, ceux qui sont compétents sont rares.

Moi je n'en vois qu'un … Si ,si. Le PS ne dispose à mon avis que d'un seul homme d'état notable, c'est Laurent Fabius. Or le gâchis est total. L'homme s'est totalement torpillé et ses petits copains l'ont bien aidé.

La seule tendance que l'on peut discerner dans la foire socialiste est un positionnement à droite mortel parce que c'est l'endroit où on n'a pas besoin d'eux. Tous ceux qui s'y sont risqués en crèvent, du SPD en Allemagne aux Travaillistes, en passant par les Sociaux Démocrates de tous poils.

Mais les Socialistes français s'entêtent à courir derrière la droite, sans doute en pensant qu'ils finiront par la doubler sur le poteau d'arrivée.

C'est pas gagné!

Dans l'ensemble je ne me sens pas tendre avec ce parti auquel je n'ai jamais appartenu, pour lequel je n'ai jamais voté que circonstanciellement, (ah ce vote « utile ! ») qui a abrité en son sein une jolie bande de faux derches, et qui depuis longtemps ne se préoccupe nullement de son électorat naturel.

Par contre s'il est une chose que je trouve détestable, insupportable, méprisable, c'est l'attaque concertée dont le PS fait l'objet. Comme s'il fallait s'acharner pour en finir avec lui alors qu'il est à terre.

En fait c'est à l'opposition, c'est à dire à la démocratie que s'en prennent les médiocres démolisseurs, qui n'ont rien à proposer si ce n'est un alignement sur les positions les plus droitières. Et qui se charge du sale boulot? BHL qui certes ne pèse que son poids,admirateur de sarko dont tous les efforts vont dans le sens de la nuisance, Valls qui n'arrive pas à assumer le fait de n'être qu'une triste copie de Besson, et Dray! Dray qui aurait tout a gagner à jouer les discrets , j'allais écrire à ne pas trop se montrer...

Comme si aujourd'hui il fallait achever toute idée de gauche, comme s'il était interdit qu'une politique existe ailleurs que dans l'optique libérale qui nous donne pourtant de si bons résultats.

Certes on peut en vouloir au PS de ne pas jouer son rôle d'opposition, on peut reprocher à M. Aubry la façon dont elle le dirige, mais le PS nous est indispensable dans le paysage politique.

Ce qui est inutile c'est une UMP bis, une seule suffit.

Au moment où j'écris ces lignes, les démolisseurs viennent de recevoir l'appui de Nadine Morano, brusquement éprise de démocratie et qui verse des larmes de crocodile sur « la maison vide où souffle un air de fantôme . » C'est mal dit, mais c'est tout dire.

écrire commentaire

2 Commentaires

  • #1

    Nalou (mardi, 21 juillet 2009 03:03)

    Je vous sens en colère moi je suis dépitée, tous les jours il y a une nouvelle crise au Ps ce n'est pas croyable de voir ça. Est-ce qu'ils vont réussir à oublier leur égo et se concentrer sur la reprise d'un parti uni pffff j'ai bien du mal à y croire, sa petite majesté est bien patir pour 2012.
    Bises Nal

  • #2

    Nal (jeudi, 23 juillet 2009 04:07)

    Et les photos du dernier voyage alors tsss je pensais prendre un peu de bon temps vu que je ne dors pas même pas un article sur le tour ce France grrr
    Bises Nalou

  • loading

Atterrissages

Il faut bien atterrir, on ne peut pas rester tout le temps là-haut...

Alors atterrir, c'est d'abord Roissy. On est tout à la récupération des bagages, on ne se rend pas trop compte. Perdu dans ses pensées, environné encore par la profusion d'images.

Et puis il y a le RER B. On commence à se rappeler les choses.

Au buffet de la gare d'Austerlitz, où le personnel est singulièrement déplaisant, on grignote un plat sans saveur, et mon regard se porte sur l'écran de télé, où comme d'habitude et selon toutes les conventions ,le pour et le contre s'opposent. Ces deux têtes je ne connais qu'elles, et je ne comprends même pas tout ce qu'elles disent. Seulement des mots. Sarkozy bien sûr... Le pour acquiesce, le contre fait non de la tête en fronçant des sourcils soucieux, le pour fait de grands gestes enthousiastes, le contre agite un index réprobateur... J'entends aussi prononcer le nom de Rocard. Rocard vous savez bien, notre ambassadeur aux phoques et aux pingouins. Je n'ai pas vu de pingouins, mais j'ai vu un phoque et je lui ai demandé s'il connaissait Rocard. Il m'a regardé d'un air stupide et attristé. Les macareux m'ont ricané au visage. J'en ai déduit que notre ambassadeur n'était pas encore allé à la rencontre de ses administrés et que ce n'était pas pour cette raison là que les deux pingouins qui s'agitaient sur l'écran évoquaient le nom de ce grand homme de « gauche »...

Quant à Sarkozy... Non , pas encore, laissez moi souffler un peu... Imaginez ce qu'est le monde sans Sarkozy... Mais y a -t-il un monde sans Sarkozy?

Un couple de jeunes finlandais, voisin de table occasionnel, m'a posé la question. « Comment un peuple comme les français peut il voter pour Sarkozy? » Que répondre à cela? Que je ne connaissais pas moi-même la réponse, et qu'après tout les italiens votaient bien Berlusconi. (triste comparaison), mais le guignol Berlusconi était à leurs yeux moins dangereux que le pitre Sarkozy. Ils m'ont dit qu'ils avaient espéré que ségolène royal serait élue présidente, et qu'eux même avaient une femme à la tête de leur république. Je leur ai répondu que je ne pensais pas qu'entre Sarkozy et Royal il y ait eu toute la différence qu'ils croyaient. (Vous ne pouvez pas imaginer tous les efforts en anglais que m'ont coûté ces réponses.)

J'en reviens à Austerlitz, (la gare)...

On embarque dans le Téoz sale aux toilettes sans eau qui sentent la pisse croupie (que de précautions contre le virus porcin, c'est ses voyageurs que la SNCF prend pour des porcs, des cochons de payants à coup sûr.)

Et voilà...

J'ai vu qu'Obama avait rencontré le pape. Il n'avait pas amené de Bigard, il n'a pas pris le vieux facho par le bras, il ne s'est pas fait couronner chanoine... J'ai cru comprendre qu'il a expliqué que pour limiter le nombre d'avortements il vaut mieux, selon lui, utiliser des méthodes autres que l'interdiction réactionnaire et stupide prônée par les curés. (Bon il n'a pas utilisé ces mots, c'est simplement ma traduction).

J'ai vu aussi qu'Obama est allé au Ghana... Il n'a pas dit que les africains étaient des imbéciles arriérés, incapables de se projeter dans l 'avenir, et de voir plus loin que le bout de leur... (qu'ils ont long, paraît il, comme l'aurait dit le défunt Sevran)... Non Obama a rappelé que du sang africain coulait dans ses veines. Il a su trouver des mots qui n'étaient pas blessants pour exprimer ce qui n'allait pas sur le continent africain. Peut être que cela ne changera rien, en tous cas pas tout de suite... Mais quelle classe!

Cette fois, j'ai complètement atterri...

Les photos vont suivre...

écrire commentaire

1 Commentaire

  • #1

    Nal (samedi, 18 juillet 2009 01:05)

    Ca m'étonne pas dur dur le retour, j'espère que vous avez bien profité depuis un moment on en prend plein la tête merci à sa petite majesté. tout comme vous j'ai trouvé Obama très bien dans son discours ;-)
    Bises nalou

  • loading

Une journée particulière: le discours du trône

La couronne n'y est pas encore, mais n'en doutons pas ce sera pour la prochaine révision constitutionnelle, quand il plaira à Sa Majesté. Sa Majorité votera pour comme un seul courtisan, et Son Opposition fera la moue sans rien dire.

Demain le pays va vivre une de ces journées chargées de symboles et d'Histoire, un de ces grands évènements qui ont jalonné son existence.

Toutes les télévisions vont je l'espère retransmettre cet inoubliable moment pour l'édification du bas peuple, la félicité des fidèles, et la distraction des oisifs qui sont nombreux avec la flambée du chômage.

Demain , en son palais de Versailles, le monarque réunit sa valetaille pour se faire entendre d'elle.

Déjà dans le secret de sa salle de bain, chacun s'entraine à acquiescer en opinant du bonnet de la façon la plus élégante pour que les caméras puissent saisir ses mérites et que le Souverain les discerne.

Chaque instant, chaque mouvement de cette mémorable journée a été gravé dans les tables de la loi, pour qu'il en soit « fait selon Notre Volonté ».

Dès le matin, la cour adoptera un nouveau règlement du Congrès pour que Son Auguste Majesté ait loisir de l'informer de Ses désirs princiers . Aussitôt après cette proclamation, l'Assemblée des Sages, s'étant transportée sur place, entérinera la décision. ( il est à noter qu'un détestable incident eût pu se produire si les Sages ne s'étaient pas trouvés assez nombreux pour courir signer ce texte. Fort heureusement on a réussi en dernière minute à s'assurer de la présence de Chirac, ce qui doit éviter tout contretemps...)

Ainsi sera ouverte la voie aux grandioses et royales cérémonies du Sacre.

Depuis plus de cent cinquante ans, aucun chef d'état n'avait eu le loisir de s'adresser aux parlementaires réunis en assemblée, au nom d'un vieux principe fondamental de la République , « la séparation des pouvoirs » qui apparaît aujourd'hui bien archaïque et dépassé. Il était grand temps que le Monarque puisse s'asseoir sur ces broutilles. Tout ce qui a plus d'un Siècle doit être changé fût ce pour le plus mal.

Pour ce moment grandiose, l'étiquette a tout prévu, jusqu'à, on peut le penser, la hauteur du marchepied de velours et de brocard, qu'on installera derrière la tribune afin que Sa Majesté hissée sur ses royales talonnettes, et sur le dit caisson, puisse se montrer à son avantage.

Peu avant quinze heures, la berline royale s'arrêtera devant le parterre de midi du Palais de Versailles où l'attendront les Présidents des assemblées et le Premier Ministre, qui lui présenteront les hommages du Royaume et les clés du Parlement.

A quinze heures précises, viendra l'instant solennel, devant la masse des courtisans rassemblés, le Président du Congrès accueillera le monarque en ces termes: « Sire, au nom du Parlement je vous souhaite la bienvenue ici, chez vous. Nous sommes tout ouïe pour laisser vos propos nous pénétrer. »

Après quoi, chacun écoutera le discours du prince dans le silence le plus total et autant de temps qu'il plaira au souverain de s'exprimer pour imposer les objets dont il aura décidé de traiter.

Puis, une fois tus les applaudissements et calmés les manifestations d'enthousiasme, les acclamations et les vivats, le trio des Présidents reconduira sa Majesté à son carrosse.

Ce n'est qu'ensuite que la parole sera donnée aux courtisans afin qu'ils puissent exprimer leur accord et leur satisfaction sans limite, des propos de Sa Majesté.

Ah quelle magnifique journée nous aurons là. Sans doute n'a t on pas encore prévu de manifestations de liesse populaire, tels que des bals publics, des feux d'artifices et les grandes eaux pour l'accompagner, mais la fête de la musique qui va transformer ce soir les centre villes en des endroits d'insoutenable vacarme, peut très bien servir d'ouverture. Ce n'est pas Jack Lang qui me contredira...

Au fait la constitution de 1791 prévoyait ainsi la possiblité pour le roi de s'adresser aux chambres: "Toutes les fois que le roi se rendra au lieu des séances du corps législatif, il sera reçu et reconduit par une députation Dans aucun cas, le président (du corps législatif) ne pourra faire partie d'une députation."

Toujours ces idioties de séparation des pouvoirs!

Heureusement que notre petit monarque à nous, a su dépasser tout cela. Quelles cruches ces droitsdelhommistes d'autrefois.

écrire commentaire

2 Commentaires

  • #1

    Gilren (lundi, 22 juin 2009 22:14)

    Pas un mot sur l'absence du Pape! Mon cher Yves, manqueriez vous soudain à vos devoirs d'historien et de biographe de l'empereur?

  • #2

    nalou (mercredi, 24 juin 2009 01:51)

    Pas le courage de regarder cela, mais aujourd'hui ça m'amuse enfin quelques vérités plus de ministre des droits de l'homme ? Comme c'est bizarre reléguée aux sports ça c'est une sacrée chute ! Quant au bouffon du roi c'est hilarant, vouloir acheter le nom Mitterand pour sa cour décidement sa petite majesté n'en loupe pas une.

  • loading

Lundi de gueule de bois

Quelques réflexions toutes simples sur le scrutin de Dimanche

 

I – La grande victoire de la bande à Sarko se résume, il faut bien se le rappeler, en dépit de l'exploitation médiatique, des roulements de tambours et des bombages de torses, au vote en sa. faveur de 11,2% des inscrits. Un électeur sur neuf s'est déplacé pour aller soutenir son idole.

Certes, les autres ont fait pire, mais ce n'est pas une raison pour pavoiser! Cela montre surtout l'écoeurement des français face à une classe politique lamentable. Une façon idiote de dire « on vous emmerde », puisqu'elle va se retourner contre les gens. Pays de Gribouilles.

 

II – La gamelle de Bayrouzi d'âne, qui avec sa mégolamanie coutumière se prend maintenant pour Zidane! Rappelons nous que Zidane construisait des actions sensées et marquait des buts, lui!

Mais ce Bayrou, qui a tant voulu nous faire croire qu'il était plus à gauche que tout le monde tout en étant du centre, c'est à dire de droite, d'où vient il au fait? Quels sont ses antécédentts? Et qu'est ce qui a pu pousser quelques gens censés à le croire?

Rappelons nous, comment furieux, il a critiqué la « laïcité positive » de l'autre.

Bayrou défenseur de la vraie laïcité, ça se discute.

Quand il était ministre de l'Education Nationale, en 1993, ce n'est pas Zidane qui a tenté d'écraser la loi de séparation de l'église et de l'état, d'un coup de talon rageur. Or cette loi, fondementale de la laïcité, réglemente entre autres la façon dont les collectivités locales peuvent financer les écoles privées confessionnelles afin que l'enseignement privé ne puisse pas être avantagé par rapport à l'enseignement public.

" Personne ne peut soupçonner en moi un ennemi de l'enseignement privé. J'ai pris suffisamment de risques pour être objectif et compréhensif en la matière pour pouvoir prétendre que je suis partisan de la liberté de l'enseignement. "

" la laïcité ce n'est pas la neutralité, malgré les affirmation simples, de Renan par exemple. La laïcité, ce n'est pas un ensemble vide. "

" La laïcité dit " dans tout cela, il y a du sacré " La disposition " phare " de la loi de 1905 selon laquelle la République, ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte, se heurte à ces questions. ",

« Un code de la laïcité est devenu nécessaire, un code qui reprenne de manière simplifiée et solennelle les textes qui fondent l’architecture juridique de notre laïcité et ont construit le compromis laïque. Je ne suis pas favorable à modifier l’arsenal juridique, notamment la loi de 1905. Si des adaptations doivent être trouvées, la rédaction d’un tel code le permettra. ».

Voilà, tout est dit...

Le Bayroud'âne se révéle dans ses oeuvres , et aussi dans cette hypocrisie qui fait bien le centrisme: on démolira la loi sans avoir l'air d y toucher, tout en la démolissant sans la démolir...,

Ce type il mérite le titre de Chanoine autant que l'autre (et même plus).

Heureusement que le conseil Constitutionnel, veillait, à l'époque et l'a empêché de mener à terme ses pieuses affaires.

Comment certains ont ils pu, un temps se laisser abuser par le discours du Bayrou nouveau?

 

III – Le centrisme...

Cela nous conduit naturellement à cette idée de gouvernance au centre ,c'est à dire à Droite,  censée séduire le peuple, mais qui n'a jamais fonctionné.

Sous prétexte de ce Centrisme .dont « voudraient les français », et qui tente tellement les politiques, jusqu'aux socialistes, tout le monde s'englue dans un marécage propice à tous les compromis. Un marécage plein de vase que l'on remue, mais qui englue et dans laquelle on finit par disparaître...

 

IV – la branlée socialiste.

Les Socialistes sont un drôle de troupeau, un troupeau bien pourvu en chefs qui se disputent pour avoir le commandement. Plein de chefs et ça si continue comme ça de moins en moins de troupeau.

Tout ce qu'on sait des socialistes, c'est qu'ils sont de gauche puisque c'est écrit en gros sur leur maillot, et qu'ils ont une façon bien à eux de prononcer le mot gauche.

Ceci dit certains chefs lorgnent fort vers la droite et retournent leurs maillots pour qu'on n'y lise pas le mot gauche.

Les socialistes n'ont aucune idée, aucun projet, ni de gauche ni de droite, ni même du centre.

Tout ce qu''ils savent faire, c'est se précipiter là où s'est donnée la victoire. La Droite l'emporte? Aussitôt les grands chefs socialistes cogitent et se disent que s'ils sont aussi à droite que la droite, voire plus, ils gagneront aussi. Bien entendu ils prennent une pilée parce que le peuple veut les gens de droite à droite et les socialistes ailleurs.

Alors les socialistes font un grand psychodrame, se rejettent mutuellement la responsabilité de la défaite, tournent dans tous les sens et décident de s'allier avec d'autres gens, du centre ou de gauche mieux lotis qu'eux. Ils se disent qu'ils vont ainsi récuperer un réservoir de clientèle égarée et qu'ils finiront par boulotter leurs alliés. Ce n'est pas difficile, c'est pareil à chaque fois.

Et les voilà qui parlent de Front populaire ou d'Union de la Gauche... Si jamais ils y arrivent, si les autres sont assez naïfs, hop c'est fait... Apres quoi ile PS se remettra à courir en désordre vers la droite pour dilapider vite fait les voix qu'il aura récupérées.

 

V – La conclusion, c'est que les gens veulent des choses claires. Pas un Centre aussi boueux et obscur qu'un bayou de Louisiane, pas un PS à droite avec une étiquette de Gauche pour tromper l'ennemi. Ils veulent que la droite soit à droite, et la gauche à gauche, et qu'on voie bien la différence. Il ne veulent pas des ombres qui se glissent entre les deux à la tombée de la nuit. S'ils veulent voter à droite alors ils sauront que faire, et s'ils veulent voter à gauche aussi.

Pour le moment ils préfèrent rester chez eux, et peut être qu'ils n'ont pas bien compris qu'en s'abstenant, ils n'ont fait que faciliter un pseudo triomphe de ceux qu'ils ne voulaient pas.

Il faut payer pour apprendre, et comme disent les espagnols « otra vez sera »

 zone de texte >>

Ma campagne électorale : III - Ce qui fut et ce qui risque d'être

L'Europe, l'Europe...

Au fait que nous a-t-elle apporté jusqu'à présent, cette Europe que nous appelions tant de nos voeux?

La paix? C'était (et c'est toujours) un des arguments de ses défenseurs... Encore que... le démantèlement de la Yougoslavie, les crises dans les Balkans, le Kosovo... Quel a été son rôle? Quelles ont été les ambiguïtés initiales de l'Allemagne et de l'Autriche dans le déclenchement du conflit yougoslave?

L'assurance de la démocratie? On l'a dit aussi en même temps qu'on voyait Haider associé au pouvoir en Autriche, le Vlams Belang au plus haut en Flandre, Berlusconi s'appuyer sur les néos fascistes en Italie, ce Rasmussen qu'on nous présente comme le successeur idéal de Barroso soutenu par l'extrême droite danoise, et en France Le Pen au deuxième tour d'une Présidentielle. Et si demain l'un des pays participant à l'UE devenait une dictature? L'Europe s'inquiéterait, condamnerait (d'une voix ferme, la voix ferme fait toujours partie des condamnations médiatiques), et la choc passé dans l'opinion, continuerait à vaquer à ses petits affaires.

Car les affaires, la « libre-concurrence non faussée », c'est bien ce qui a toujours été considéré comme primordial. Le journal Fakir, dans un de ses derniers numéros, montrait un monument édifié par un ensemble de firmes non des moindres, Mac Donalds, Unilever, Carrefour et d'autres, en hommage à la commission européenne,en face du parlement européen. C'est tout dire. Merci Messieurs!

Sinon pour le reste... Une monnaie unique, adoptée par onze pays et refusée par les autres au gré de leur intérêt, l'impossibilité d'édifier un système de défense commun, l'incapacité à se doter d'une diplomatie. En résumé rien de ce qui pourrait nous faire apparaître comme une vraie entité unitaire au moins en gestation. Chacun tire de son côté, fait claironner sa voix discordante, affiche ses intérêts qui contredisent ceux des autres.

Pour les peuples, l'Europe actuelle c'est zéro. Savez vous que chaque paragraphe ou presque de la fameuse charte des Droits Fondamentaux, est doublé d'une note qui se réfère simplement au numéro du paragraphe et à la lettre de l'alinéa concerné et qui permet aux états d'y déroger?

Et demain? Malheureusement il ne se prépare rien de bon. L'Europe se montre incapable face à la crise, et sans ressort aucun contre le chômage dont personne ne se préoccupe.

Le problème de la défense est résolu puisque nous nous sommes alignés sous la houlette des Etats-Unis dans le cadre de l'Otan. Quelle indépendance pour ce qui ambitionnait d'être une super puissance! L'Europe est totalement absente de toutes les grandes négociations sur la paix dans le monde.

Quant à la France, rentrée dans le rang après cinquante ans d'à peu près indépendance, sans aucune concertation, sans nul débat, sans la moindre information, elle s'est permise, par le fait du prince, de s'offrir (avec quel argent?) une base militaire à Abu-Dhabi, face à l'Iran, pour se trouver en première ligne au moindre commandement venu d'outre-Atlantique. Vous êtes d'accord, vous? Mais on ne vous demande pas votre avis!

Reste l'économie, restent les délocalisations, les pressions de toutes sortes parfaitement relayées par l'incroyable Barroso pour introduire les OGM en agriculture, pour interdire le lait cru dans les fromages ou pour permettre la fabrication de vin rosé par coupage de rouge et de blanc. Avec cette Europe là le pire est toujours le plus prévisible. Et ce n'est pas fini. En 2014 doit s'ouvrir le grand marché transatlantique qui permettra aux européens de pleinement goûter aux hormones de l'industrie agricole américaine. Et je n'ai pas encore parlé du codex alimentarius, la pire des saloperies qui peuvent s'abattre et s'abattent déjà sur terre, issues de l'esprit pervers et détraqué de l' « homus mercantilus ».

Ainsi si nous ne nous battons pas, l'Europe sera-t-elle réduite à ce que ses ennemis ont voulu en faire. Une vaste zone de libre échange sans âme et sans valeur humaine pour le seul profit des monstres froids et avides qui veulent régir le monde.

C'est pourquoi, même avec si peu de chances, mais avec l'énergie du désespoir, pour nos enfants et pour les générations à venir il faut dire « NON ». Avec obstination.

écrire commentaire

1 Commentaire

  • #1

    Nalou (mercredi, 10 juin 2009 04:44)

    Ben c 'est loupé je m'en doutais les gens sont trop c.... Quand je vois que c'est l'Europe entière qui est passée à droite voir extrême droite sans laisse perplexe !
    Bises Nal

  • loading

Ma campagne electorale : II - Le péché originel et la mort des illusions


Qu'est ce qu'on y a cru … qu'est ce que j'y ai cru.

Mes vieux maîtres (laïques et naïfs) nous disaient: « vous serez les générations de l'Europe... »

Superbe... Après tant de guerres, tant de haines qui avaient déchiré ce vieux continent, semé la misère et la mort au long des siècles, jusqu'à ce paroxysme final... Enfin l'Europe.

Les vieux maïtres naïfs voyaient des peuples réunis, confondus, fraternels, égaux, dans une Europe évidemment laïque et protectrice... Douces chimères.

Les mauvaises fées veillaient .

L'Europe, d'autres en avaient révé, Erasme ou Luis Vives sous la Renaissance,, et beaucoup plus tard Rousseau, Emmanuel Kant, Victor Hugo : « Soyons la même République, soyons les États-Unis d'Europe, soyons la fédération continentale, soyons la liberté européenne, soyons la paix universelle ».jusqu'à George Orwell.

Certains, à certains moments sont parvenus, à la rassembler, au moins en partie (ou en apparence) : les romains, Charlemagne, Charles Quint, Napoléon, Hitler hélas. Mais c'étaient des dictateurs, des guerriers, des envahisseurs, des conquérants. Les Dictateurs terrorisent les peuples, ils ne les rapprochent pas.

Et voici qu'enfin l'Europe se dessinait. Par la volonté des six pays fondateurs, l'Allemagne, la France, l'Italie et les trois du Bénélux... L'Angleterre qui tourne le dos, ne fut pas conviée malgré les beaux mots que Churchill avait prononcés en 1947 : "Nous devons construire une sorte d'États-Unis d'Europe. (…) La première étape consiste à former un Conseil de l'Europe. Et de ce travail urgent, la France et l'Allemagne doivent ensemble prendre la direction. (…) Je vous dis donc : "Debout, l'Europe !"

Mais les mauvaises fées veillaient.

Comment imaginer que les Etats-Unis et l'URSS n'observaient pas avec circonspection la naissance d'un géant susceptible de battre en brèche leur hégémonie?

Comment penser que l'Angleterre acceptait , elle qui avait gagné la guerre de se laisser déposséder de son leadership européen?

Et les peuples eux mêmes, allaient ils du jour au lendemain abandonner leurs vieilles haines, leur répulsion de l'autre? L'oncle Pierre me disait: « Tu vois le boche sera toujours le boche, on n'y changera rien... » L'oncle Pierre avait tort, mais comment le lui reprocher? Il en savait quelque chose, deux guerres coup sur coup, deux frères tués en 14...

Et les patrons surveillaient , à la fois avides du grand marché qui allait s'ouvrir, ah cette libre circulation des marchandises et des capitaux, et peu enclins à accepter des contraintes sociales dans la nouvelle organisation.

C'est ainsi que fut signé en 1957 le Traité de Rome. Déclaration d'intention « établir les fondements d'une union sans cesse plus étroite entre les peuples européens ». Sans autres précisions, sans détermination.

Pour tenir compte de tout, de toutes les résistances.

Le péché originel. Car c'était là qu'il fallait établir la constitution, une constitution incontournable.

Qu'on eût pu, par la suite proposer aux autres peuples en leur disant « si vous êtes d'accord, vous signez, sinon vous n'entrez pas ».

Et puis De Gaulle arriva. Il voulait bien que la France, « sa » France, sa propriété, se réconcilie avec l'Allemagne, c'était très beau, mais pas qu'elle aille se fondre dans un ensemble où LUI, se serait retrouvé comme un chef d'etat anonyme parmi d'autres. D'où les colères, les embrouillamini à n'en plus finir, les blocages.

Au moins ferma t il la porte aux anglais. Pas par raison mais par détestation. En l'occurence les deux se rejoignaient.

Parce qu'évidemment l'admission de la Grande Bretagne, nullement interessée par l'Europe, et qui n'avait pour but, comme représentante des Etats Unis que d'en miner la construction de l'intérieur et éventuellement à coups de dérogations d'en retirer quelques avantages sonna le glas de nos illusions.

Les USA par la suite ne firent que pousser dans l'Union des chevaux de Troie eurosceptiques qui ne prirent que ce qui les interessait. C'est ainsi qu'on vit la Pologne profiter de ses premiers subsides européens pour aller acheter outre Atlantique ses avions de combat.

Peu à peu les américains sont devenus les patrons de ce vaste espace sans âme entièrement converti au mercantilisme et aux profits des multinationales, où l'on construit des automobiles à l'endroit où leur prix de revient est le plus faible, sans que cela profite en rien à ceux qui les construisent, pour aller les vendre là où elles se vendent le plus cher, au moins tant qu'il y aura des acheteurs.

Les mauvaises fées étaient trop nombreuses sur le berceau, et nous nous sommes laissés prendre au piège.

On nous a volé notre Europe

Ma campagne electorale: I - J'espère bien que vous irez voter!

J'entends autour de moi les gens qui disent: « bof c'est sans interêt, c'est couru d'avance, ça ne nous concerne pas... A quoi servirait il d'y aller? Moi de toutes façons je n'ai aucune intention d'aller voter pour ces charlots... » J'entends tous les matins en ouvrant ma radio: « Les français ne se sentent pas concernés... suivent des chiffres d'abstention décrétés par les sondeurs bidon qui montrent bien que les moutons ont tout interêt à rester à l'étable.

Cette Europe là, en effet, elle ne nous regarde pas . Ce sont des affaires privées entre financiers, industriels, lobbyistes, vous ne voudriez quand même pas aller y mêler votre grain de sel. Est ce qu'on vous demande votre avis?

Votre avis on vous l'a demandé et vous avez eu le culot de dire « NON ». malgré tout, malgré les pressions et les conseils pesants et pressants sur la bonne façon de vous comporter.

Vous avez dit « NON » parce que ce n'était pas cela, l'Europe du fric, des faveurs pour certains, des copinages industrialo-financiers, que vous vouliez. Et bêtement vous vous êtes dits : « leur boulot est nul, ils n'ont qu'à s'y remettre et nous en proposer un qui nous plaise mieux. »

Vous n'y pensiez pas. C'était impossible. Alors, en toute « démocratie » on vous a volé votre vote, balancé votre avis à la poubelle. Leur intérêt était trop urgent, leur soupe était prête.

Faire voter les peuples, même bien endoctrinés, ça complique toujours l'existence.

Les choses sont claires. Ils n'ont pas envie que vous alliez voter. Et vous en bons agneaux bien dociles allez vous rester chez vous?

Evidemment c'est le moment d'y aller! Même sans espoir, juste pour déranger leur jeu.

Sinon, vous savez le scénario que nous allons avoir?

J'imagine déjà la veillée électorale, je les vois, le veston gonflé d'arrogance, le sourire satisfait au coin des lèvres... Je les entends parler de soutien à la politique du Moussuraud, « Les français ont voulu... ce que veulent les français... » Trente pour cents pour l'UMP, vingt ou moins pour le PS, (c'est à dire la « gauche » officielle et autorisée), ce n'est pas une victoire ça? »

Ne vous en faites pas, on passera sous silence les trente pour cents de participation, qui ramèneraient le score de la droite à 9%...

Ne dites pas que votre vote ne servira pas. Il servira déjà à déranger leur jeu. Si vous n'y allez pas n'ayez aucune crainte, les gens âgés se déplacent eux, les fidèles se précipitent à la sortie des messes...

Chaque bulletin que nous apporterons sera comme un minuscule caillou dans le lac.

Bien sûr il faut y aller.

Oui mais pour qui voter? On ne va pas y aller pour voter blanc ou nul quand même.

Mon choix est déjà fait. Ca ne sera pas l'UMP, naturellement... Ni le PS dont je souhaite qu'il se ramasse une gamelle de première catégorie qui l'aidera peut être à réfléchir (quoi que j'en doute). Ca ne sera pas non plus le facteur désigné par la droite comme son adversaire privilégié, ce qui à mes yeux le précipite dans la décadence...

Ce ne sera personne qui d'une façon ou d'une autre a soutenu, soutient ou soutiendra cette Europe là.

Alors parmi les autres, reste ceux qui représentent le vote NON au référendum. Certains de Droite, voire de Droite toute. Il coule de source que la Droite n'est pas mon choix ,mais je comprends que l'on puisse considérer avec une certaine sympathie un Dupont-Aignan.

Et voilà, mon choix personnel ira vers le parti de gauche de Jean-luc Mélanchon et Marie-George Buffet. Tout ne me plait pas, mais c'est la seule alternative à gauche qui pointe son nez...

Bien sûr qu'il faut aller voter!

écrire commentaire

1 Commentaire

  • #1

    nalou (dimanche, 24 mai 2009 14:51)

    Oui ben voilà c'est ça qui m'agace en fait les votes ne vont servir à rien on aura pas la majorité l'UMP va encore passer haut la main, j'en parlais avec un internaute l'autre jour qui me disait qu'il fallait absolument voter aussi, oui d'accord mais si tous les votes se dispersent on va donner la victoire à Sarko grrrrrrrr, quant au facteur je ne le félicite pas pour ses décisions il fait beaucoup de déçus. Si l'ump passe il va être content le petit, je ne suis pas pour cette europe là non plus croyez moi j'ai toujours voté NOn mais j'ai bien l'impression que cela ne sert à rien puisque les textes passent quand même, tsssssss l'avenir nous le dira mais j'ai bien peur que la liste de Marie-George Buffet n'ait aucune chance et si c'est ça c'est un vote pour rien.
    J'espère que nous en rediscuterons avant les votes.
    Amicvalement Nal

  • loading

Mon projet de constitution


- Imaginons...

Imaginons une nouvelle constitution , où la démocratie serait (presque) parfaite... on peut rêver, non?

En premier lieu il y aurait la commune, dotée de pouvoirs étendus concernant la vie quotidienne des citoyens, l'enseignement, les transports, les infrastructures... Avec un conseil municipal, législatif , élu à la proportionnelle par tous les citoyens majeurs résidant depuis plus de un an,et un conseil exécutif présidé par le maire...

Au deuxième étage serait la région, avec sa propre constitution, son pouvoir législatif, le conseil régional, toujours élu à la proportionnelle, et un gouvernement de sept membres , représentant l'exécutif. Les sept ministres seraient chacun à la tête d'un département, l'ensemble recouvrant les pouvoirs dévolus à la région, justice, police, enseignement secondaire et supérieur, protection sociale, santé sports, transports, impôts, gestion du budget et des finances...

A la tête de la région serait un président désigné pour une durée d'un an parmi les ministres,assisté d'un chancelier haut fonctionnaire, chef de l'administration régionale .

Et tout en haut? Au sommet, là haut à Paris? Hé bien les deux assemblées du pouvoir législatif... L'Assemblée Nationale, comprenant environ un membre pour cent mille habitants, élue à la proportionnelle sur des listes régionales, et le Sénat, qu'on pourrait aussi nommer Conseil des Régions, et regroupant deux membres élus par région quelle que soit l'importance de celle ci ,assemblée de sages ayant essentiellement un rôle consultatif. .

Et enfin un gouvernement: encore une fois sept ministres, vous m'entendez? Sept, pas un de plus...s'occupant uniquement des affaires concernant l'ensemble du territoire national, et aussi bien entendu de la défense et des affaires étrangères.

Et Sa Majesté me direz vous, où est elle là dedans Sa Majesté?

J'allais l'oublier, un Président exerçant pour un an une mission de coordination entre les ministères et de représentation à l'étranger.

- Sans pouvoir réel?

- En fait il resterait peu de pouvoir réel au sommet puisque les principaux centres de pouvoir seraient situés plus bas dans l'organigramme et que la démocratie s'exerce au plus près du terrain avec les référendums d'initiative populaire...

Et si l'on ajoute le fait que tout cumul est rigoureusement impossible, le politique est condamné à -une vie de quasi anonymat... Tout cinéma people lui est interdit et au demeurant n'interessera personne. Est ce que la vie privée de Bussereau nous intéresse? Et s'il arrivait qu'un excité bouge trop, le système aurait vite fait de lui briser les ailes et de l'étouffer.

- Mais dans ce système, il serait quasiment impossible de réformer, on n'aurait jamais de majorité...

- Hé oui c'est un système de concertation et de consensus, plus que de bagarres stériles et stéréotypées entre opposition systématique et majorité arrogante. Il faut discuter, les réformes c'est vrai se font à petits pas, mais en contre partie, les régressions sont difficiles. Il ne suffit pas d'un agité pour saborder la vie des gens.

- Ces sept ministres du sommet, d'où viendront ils?

- Hé bien il faut inventer une formule alchimique qui tienne compte à la fois de l'importance des partis politiques, de la parité, de l'existence des minorités, de l'implantation géographique. Les dits ministres, après prise en compte de toutes ces données (c'est plus simple ici qu'ailleurs parce qu'on n'a a tenir compte ni de la langue, ni de la religion), sont proposés au vote du Parlement par les partis politiques. En théorie, sauf surprise extraordinaire tout se passe bien. Il en est de même pour le Président dont le tour arrive presque automatiquement et que les assemblées réunies acceptent à coup sûr ou presque. Tout cela est préparé en amont.

Ensuite les ministères sont répartis selon les désirs , les compétences, les idées des ministres.

- Vous voulez dire qu'un pâtissier-confiseur peut être ministre de la Santé?

- Pensez vous que cela puisse être pire qu'une pharmacienne?

- Cette démocratie, elle risque de conduire l'extrême-droite au pouvoir...

- Aucun parti, dans ce système, ne peut prétendre au pouvoir absolu, mais il est vrai que la démocratie, n'est pas faite seulement pour que les résultats des élections nous plaisent. Hélas! Il faut compter avec les cons, les abrutis, les haineux...

A tout prendre, c'est mieux une extrême-droite bien affichée et qui dise ouvertement son nom, plutôt que la politique d'un individu qui sous prétexte de lutter contre, en applique les idées mieux qu'elle n'aurait pu le faire, afin de séduire son électorat.

- Et que deviendra le grand chef, Nicolas Sarkozy?

- Facile, Maire de Neuilly, ça lui ira très bien, d'autant mieux que je n'y habite pas.

- Et Copé, le roi du cumul?

- Avocat ,c'est son métier, non? Ne vous en faites pas pour eux, ils ne risquent pas de subir le sort des milliers de braves gens que leur politique met chaque jour sur le trottoir avec l'angoisse des lendemains.

- C'est au moins la constitution de la XXIIIe République que vous venez de nous décrire... mais elle me rappelle quelque chose. Vous ne l'auriez pas pompée ailleurs?

- Ah bon?

Bouton d'or cousu de fil blanc


Quel type ce Bouton! Plus on lui met la pression, plus il résiste...

D'abord il y a eu l'affaire Kerviel. Vous vous souvenez, Kerviel, le mec qui jouait plus vite que son ombre, sans rien dire à personne. Le Lucky Luke du poker SG...Des millions, des milliards, bof qu'importe.. Personne ne savait.

Le grand patron là-haut était bien trop occupé à compter les millions de son salaire, le reste... Il ne pouvait pas être partout, hein. Trois millions en gros par an, primes comprises il est vrai, 10 millions avec les stock-options, il faut du temps pour le compter, du temps pour le dépenser, du temps pour le placer, (pas à la Société Générale où les petits traders auraient joué avec...)

Et un jour, la tuile. Cinq milliards de perte. Bon il en aurait fallu plus pour affoler le grand manitou là haut dans son bureau rembourré. Il a quand même fallu lui expliquer à Bouton que tout le fric qu'il ramassait dans ses grosses pognes distinguées de golfeur émérite et d'amateur d'opéra, c'était indécent vu les circonstances.

N'empêche.

Dans la foulée on lui propose 70000 titres de stock-options, mais quand il tend la patte pour se servir, ça gueule tellement de tous côtés que deux jours plus tard il y renonce faisant preuve d'une superbe et méritoire générosité.

Pourtant il sait s'en servir des stock options. Le truc est simple, je vous le conseille pour les vôtres. Il suffit de demander à votre boîte de racheter une partie de ses propres actions,ce qui va faire mathématiquement gonfler le titre et monter le cours, et d'en profiter pour fourguer les vôtres dans la foulée... Et hop, ramasse... Enfin c'est trop facile, et avec vous ça ne passerait pas. Si ça se trouve, on vous accuserait de délit d'initié.

Il a dû les regretter, Bouton ces 70000 titres qu'il n'a pas eus.

Enfin bon. Maintenant tout cela c'est fini. Le système capitaliste est moralisé. Mais si mais si, vous savez c'est le petit à talonnettes, celui qui en était un des grands admirateurs (du système),qui l'a dit et qui s'en occupe. Vous me direz qu'il en dit des choses qui ne sont pas toujours suivies d'effets.

Bouton, il va bientôt partir à la retraite. Sans rien? Vous êtes fous? Avec quoi il mangerait? Vous en voulez bien une, vous de retraite! Oui je sais pas de 750000€ par an! Mais réfléchissez un peu. Quel mérite avez vous, par rapport à un Bouton?

En attendant sa retraite, il est toujours dans son bureau de président, à compter ses un million deux cent cinquante mille Euros de salaire net. Mais pendant ce temps là, c'est une autre branche de la SG qui s'arrange, selon Libé, pour perdre encore cinq milliards (et peut être plus) dans des opérations vasouillardes, à base d'actifs toxiques. Un gouffre...

La Société Générale a démenti, bien sûr.

Et puis Bouton n'était pas au courant, il n'est que Président, ce n'est pas lui qui s'occupe de ces petites affaires mesquines. Cinq milliards, ce n'est jamais que cinq milliards hein, et si c'est dix après tout, ça ne fait que deux fois cinq. On économisera... il n'y aura qu'à licencier du personnel, tiens...

Au fait la Société Générale a reçu 3,4 milliards d'Euros d'aide de l'Etat, c'est à dire sortis tout droit de nos poches pour compenser les conneries de ses grands dirigeants libéraux.

Allez on va le moraliser, ce système capitaliste, c'est parti pour!

Histoires d'O...gm

 

Qui veut encore des OGM?

On se souvient qu l'AFSSA , cette merveilleuse agence française de sécurité sanitaire des aliments, agence indépendante s'il en est puisqu'elle regroupe essentiellement des représentants de l'industrie agro-alimentaire et des laboratoiress privés, a déclaré il y a peu de temps ( sans rire,mais c'est uniquement parce que c'est une agence sérieuse) : « le maïs NK603xMON810 (maïs monsanto génétiquement modifié) est équivalent d'un point de vue chimique et nutritionnel aux variétés témoins et la consommation de ce maïs ne présente pas de risques nutritionnels pour l'homme et pour l'animal ». 

Depuis hélas, quelques menus faits n'ont pas vraiment confirmé cette appréciation optimiste, et la culture des OGM a connu quelques déconvenues.

D'abord aux USA, où une étude quantitative vient de démontrer que le remplacement des variétés naturelles par des semences OGM n'entraîne pas un accroissement significatif des rendements à l'hectare. Ce qui élimine un des arguments massue que les industriels mettaient en avant pour justifier le développement des OGM. Ils devaient permettre de nourrir le monde, et en particulier les pays pauvres. Or l'étude en question prouve que seule la sélection naturelle bien menée permet l'accroissement des rendements.

Mais ce n'est pas la seule contrariété pour Monsanto.

En Afrique du Sud, à la suite d'une malheureuse erreur de manipulation , ce sont 82000 hectares de maïs génétiquement modifié qui ne produiront aucune récolte cette année. Il n'y a pas de grains dans les épis.

Au Mexique, on a constaté une contamination massive des cultures traditionnelles par les OGM. Cela, bien entendu il fallait s'y attendre.Je ne sais plus qui nous avait déclaré que les graines des OGM ne franchissaient pas les clotures.

Et ce n'est pas tout encore.

Une enquête alimentaire a révéle en Belgique la présence d'OGM, dont certains interdits dans l'assiette du consommateur, y compris dans des plats BIO. Heureusement que les vents venant de l'Ouest, ce genre de choses ne franchira pas le Quiévrain.

Soyons tranquilles, nous en France nous sommes à l'abri..

Et le pire. En Agentine, la mort est au bout du soja transgénique Monsanto. Traité pour résister au round-up. L'avantage est double puisqu'on profite à la fois du soja et du pesticide, sympa ,non? Un seul petit ennui, dans les villages de la province de Codoba où l'on pratique ce joyeux amalgame, cancers et de leucémies se sont multipliées de façon exponentielle, à tel point que la justice vient d'incriminer les agriculteurs utilisateurs du soja Monsanto. Cependant le gouvernement argentin, à ce que j'en sais n'a pris pour l'instant aucune mesure de prévention.

Voilà, ça suffit pour le moment, non?

Mais que dire des gentils membres « indépendants » de l'AFSSA? Que dire des gouvernements complices qui sous couvert d' »économie » nous obligent à ingurgiter ces saloperies?

Que dire de l'incroyable Barroso, grand représentant des semenciers et pousseur aux cultures transgéniques, qu'on s'apprête à reconduire à la tête de l'Europe?

Un jour , il faudra bien se pencher sur la redéfinition de la notion de « crimes contre l'humanité ».

Vous en voulez encore du maîs?

Les mains dans la caisse


Deux cent trois ans. La caisse des dépots et consignations est une vieille dame. Création de l'autre empereur, elle avait pour mission de protéger les dépots d'épargne des français , c'est a dire les fonds du livret A, ceux des notaires et ceux de nombreuses caisses de retraites, en les tenant hors de portée des politiciens avides.

C'était la garantie que les politicards les moins honnêtes ne pouvaient pas s'approcher du trésor des français. Ceux ci pendant 201 ans ont pu dormir sur leurs deux oreilles, leur argent était en mains sures

Les fonds ainsi gérés servaient en particulier à développer le logement social. D'ailleurs à ce titre, la vieille dame est propriétaire d'un parc de logements sociaux gérés par ses filiales.

De 1806 à 2008 malgré les guerres, les crises les mouvements sociaux tout cela s'est passé sans encombre et sans que jamais aucun déficit ne vienne entacher la gestion de l'honorable société.

Celle ci était comme une diligence dirigée par un habile cocher qui traverse les gués, les bourbiers, e n évitant les gros obstacles sans se laisser rançonner.

Indépendante des pouvoirs, sa direction savait dire non aux sollicitations.

Mais voilà, il a suffi de deux ans d'errements dans la Sarkozie de la rupture pour que l'attelage se désagrège, que les chevaux tirent à hue et à dia, que le cocher oublie de faire claquer son fouet.

Résultat, son premier déficit historique, un trou de 1,5 milliards d'Euros.

Un événement historique.

Pourquoi ce désastre?

Parce qu'il fallait bien sortir les banquiers et les grands industriels du pétrin où ils avaient fourré leurs entreprises. Ils avaient besoin de notre argent parce qu'ils avaient perdu un max à leurs propres jeux de casino... Au diable le logement social. Les pauvres doivent payer pour les riches.

Et qui a attaqué la diligence? Devinez...

Et pourquoi le gardien du trésor Augustin de Romanet s'est il laissé dépouiller sans protester? Pourquoi, comme le dit « la Tribune » (qui n'est pas un journal franchement gauchisant), le directeur de la caisse des dépots n'a t il pas utilisé son pouvoir de dire non?

Pourquoi a t il cédé à l'Elysée alors qu'il n'avait aucun compte à lui rendre quant aux investissements de la caisse?

Parce qu'un petit agité à talonnettes se tenait sur la route de la diligence?

Fait divers: le souleveur de jupes

Il est rare que je m'intéresse aux faits divers. Dans la presse, je ne m'attarde en général pas sur la page qui les relate, et je me contente de parcourir les gros titres sans entrer dans les détails.

Un crime, une agression, un délit voire une incivilité ont ou peuvent avoir des conséquences dramatiques, non seulement sur ceux qui en sont directement l'objet, les victimes, mais aussi sur l'entourage de ceux ci, et également sur l'entourage des coupables auquel on ne pense généralement pas et qui pourtant n'est pas non plus responsable de ce qui s'est produit.

Voilà me direz vous des considérations bien générales. En effet, mon but présent n'est pas d'exposer mes idées générales philosophiques, psychologiques ou autres sur la question,. Peut être que je le ferai un jour.

Mon propos est de vous raconter ici les exploits d'un serial peloteur qui a sévi ces derniers temps dans la ville où je rédige ce texte. Disons L... , ville bien connue du centre ouest de la France.

Ce que je ne voudrais pas, et ce qui justifie mon avant propos, c'est que l'on pense que je traite avec ironie et désinvolture, une. série d'agressions ( vingt six au total), pour susciter les rires au dépens des victimes.

Le comique ne vient pas de l'affaire elle-même mais de la façon dont je viens de la voir traitée par un organe de la presse locale, en particulier sur son site internet. Encore ce dernier a-t-il été quelque peu remanié depuis hier.

Cela étant précisé j'en viens au fait.

Les enquêteurs l'appelaient le "souleveur de jupes" car c'était bien le type des filles auxquelles ils s'attaquaient.

Voilà déjà un copier coller de la première ligne de l'article en question, qui en dit long si on le lit avec attention. Cette phrase mérite commentaire. On ne sait pas trop quel est ce « type de filles » et surtout le texte sous entend que ce sont les enquêteurs qui s'attaquent à ce type de filles. C'est déjà mal barré. Mais ce n'est pas fini.

La suite nous apprend que le type en question s'en prenait aux filles blondes, brunes ou rousses, (il s'en fichait, il n'était pas regardant le mec). L'essentiel était qu'elles portent des jupes. (bon là on a compris, un pantalon est incomparablement plus difficile à soulever qu'une jupe. L'agresseur cherchait la facilité.)

L'individu suivait donc le « type de fille en jupe, » et dès qu'il trouvait les circonstances favorables , «  le moment propice », il soulevait la jupe pour « mettre la main aux fesses et tripoter sa victime. Puis il partait en courant une fois sa pulsion assouvie ». Autres détails, « il enlevait ses lunettes et agissait par l'arrière » (sans que les deux aient un rapport entre eux.)

On apprend encore que l'arrestation a été le résultat d'une longue enquête , après que la police ait établi six portraits robots qui selon le journaliste « ne reposaient sur rien, parce que l'auteur est de type banal, 1m70 et cheveux courts » on imagine la difficulté et l'imagination qui a été nécessaire pour faire six portraits robots à partir de ces éléments.

Finalement c'est le témoignage de l'une des agressées qui a reconnu son agresseur et l'a suivi jusque chez lui pour aller ensuite le dénoncer à la police qui a permis l'arrestation.

Selon le procureur qui l'a auditionné, l'individu s'est comporté comme « un petit garçon apeuré », et le journaliste de s'interroger sur « cette étrange personnalité ». Heureusement que l'instruction judiciaire permettre d'en savoir plus.

Mais le plus beau a disparu. Hier en lisant le même article sur le site du journal, on y apprenait que dans certains cas, « l'homme aurait pu agir avec doigté. » Je suppose qu'on veut parler de son habileté et de sa discrétion dans le soulevage de jupes...

Vraiment je ne vois aucune autre explication à ce sous entendu. Vous non plus j'espère.